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Les peuples arabes assistent incr茅dules et impuissants 脿 l’effritement de leurs Etats

By   /   3 ao没t 2012  /   No Comments

Chaos dans les pays du 芦聽Printemps arabe聽禄 et en Irak, glaciation politique dans le Golfe, scl茅rose en Alg茅rie : le monde arabe se marginalise.

Au sud et 脿 l’est de la M茅diterran茅e, aux portes de l’Europe聽 un grand trou noir strat茅gique est en formation. Le monde arabe, en proie 脿 d’incontr么lables convulsions ou fig茅 dans une frilosit茅 scl茅rosante, est en passe de se marginaliser. Les printemps arabes ont d茅bouch茅 sur un chaos g茅n茅ralis茅 que tentent de contr么ler des Fr猫res musulmans experts en agitation mais novices en politique. La transition tunisienne n’en finit pas, l’茅conomie est paralys茅e, les institutions flageolantes. Les Libyens se livrent 脿 leurs jeux favoris : les affrontements tribaux. Ceux-ci ont d茅j脿 fait des centaines de morts. La Syrie est 脿 feu et 脿 sang et l’immense 脡gypte, tiraill茅e entre l’arm茅e et le nouveau pr茅sident islamiste, est au bord du gouffre. L’Irak pulv茅ris茅 par les Am茅ricains et de facto amput茅 du Kurdistan, est d茅sormais dans la sph猫re d’influence de l’Iran. L’Arabie Saoudite est devenue 聽une g茅rontocratie emp锚tr茅e dans les probl猫mes de succession et incapable de moderniser l’h茅ritage d’Ibn Seoud.

Le royaume wahabite fait la police dans son voisinage : il a d茅p锚ch茅, dans une indiff茅rence plan茅taire, des troupes 脿 Bahte卯n 聽pour y 茅touffer une contestation qu’il soutient, par ailleurs, en Syrie. Il est vrai que les r茅volt茅s bahre茂nis ont la mauvaise id茅e d’锚tre de confession chiite. Il ne faut pas s’y tromper : ce n’est pas un suppos茅 茅lan d茅mocratique que Riyad appuie en Syrie mais une confrontation des sunnites contre une secte chiite, les Alaouites, qui domine aujourd’hui le pouvoir 脿 Damas. Idem pour le minuscule mais tr猫s riche Qatar qui, de surcro卯t, profite de l’effacement des grands pays arabes pour tenter de jouer un r么le.

La mal茅diction de la d茅cadence

L’Alg茅rie politiquement ossifi茅e par une arm茅e qui tire toujours les ficelles, arc-bout茅e sur les mythes fondateurs vermoulus de la guerre d’ind茅pendance, traumatis茅e par les ann茅es terribles de la lutte sanglante contre les maquis islamistes, semble fig茅e comme une statue de sel.

Seul le 聽Maroc va amorc茅 dans le calme les r茅formes qui s’imposent, mais il reste beaucoup 脿 faire, notamment pour 茅tablir une distinction claire entre les finances publiques et celles de la famille royale.

Le monde arabe semble frapp茅 de mal茅diction. Apr猫s les heures glorieuses des califats omeyyade (VIIe, VIIIe si猫cle) puis abbassides (VIIIe- XIIIe si猫cle) qui firent successivement de Damas et de Bagdad les capitales d’un immense empire, l’heure du d茅clin arriva. Bagdad fut prise par les Mongols, puis ce fut au tour des Ottomans et de la Sublime Porte de rayonner sur le monde musulman. La disparition du royaume de Cordoue acheva au XVe si猫cle d’an茅antir les vestiges de la grandeur arabe. Enfin ce fut la colonisation europ茅enne contre laquelle se forgea le nationalisme arabe moderne – id茅ologiquement influenc茅 par la Tunisie de Kemal Atat眉rk – qui se voulait la茂c. Mais les partis qui s’en r茅clamaient, tels le Baas irakien ou syrien, ont disparu corps et biens. Dans ce d茅sert il ne reste que l’islam politique. C’est-脿-dire pas grand-chose.

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  • Published: 10 ans ago on 3 ao没t 2012
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  • Last Modified: ao没t 5, 2012 @ 11:47
  • Filed Under: Actualit茅s

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