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Tunisie : un pays meurtri entre son émoi et les divers sermonts de foi!

By   /   20 février 2013  /   No Comments

Abdelaziz IKKROU

Abdelaziz IKKROU

Par Abdelaziz IKKROU

Le spectre islamiste sahélo-maghrebo-africain hante-il  l’occident surtout la vieille Europe ? En tout état de cause d’une façon générale, loin de toute apologie ou quelconque compréhension, peut-on accepter

Ennahda fête sa victoire électorale

Ennahda fête sa victoire électorale

qu’une grande proportion de cette population reste encore en 2013 exclue des droits les plus élémentaires? 

En tout cas, cela n’est pas si aisé à supporter en terre amazigho-arabo-musulmane, d’autant plus qu’elle riche en ressources pétrolières, gazières, minières, phosphatières et surtout humaines, désormais reconnues qualifiées. Aussi la dimension la plus saisissante de ce contexte d’inégalité d’exploitation de ces richesses, tient pourtant plus à sa réalité  sur le terrain qu’à son occultation par la continuation de la chape du silence. N’est-ce pas que cela, a poussé  les penseurs tiers-mondistes à durcir leurs propos sur ce maillage sociodrame-économique de cloisonnement et d’exclusion?
A vec ce qui se passe actuellement, peut-on encore considérer la Tunisie succursale primo-révolution arabo-amazigh anti-despotisme benalien? Ou carrément, s’agit-il plutôt du propre bastion infernal de népotisme subliminal ghannouchien en faveur du salafisme et jihadisme?

Carte montrant les richesses de la région subsaharienne

Carte montrant les richesses de la région subsaharienne

Parce que la version officielle sous Benali d’avant la révolution, lui valut de la part de l’occident hypocrite, le qualificatif de vrai rempart contre la pro-recrudescence générationnelle du salafisme. A dire qu’il n’a rien saisi des leçons de l’histoire caractérisant les perspectives du choc rompant des civilisations, conséquence de sa mauvaise cartographie des mutations des mentalités du monde musulman, en plus des frustrations sans rien faire sur sa représentation qualitative et non quantitative du monde d’aujourd’hui.

Encore que, il semble ne pas témoigner ouvertement son soutien aux démocrates, surtout ceux luttant contre les projections obsessionnelles des prêcheurs du jihad pour l’avènement de l’islam politique pur et dur dans tous les pays. Dont Manuel Valls  ministre de l’intérieur français était le seul à en dévoiler par un courage et non une ingérence les soubassements. Ainsi, la démarche politique anti-salafisme de tous les gouvernements occidentaux, parait limitée à l’opportunisme vis-à-vis des uns et au calcul par rapport aux autres comme sans aucun doute dans le bourbier syrien. Parfois, même à l’arrivisme de configuration isomérique sur l’échiquier mondial, dont certains chefs d’Etats (Samahahoum-Allah ) voulant s’assurer la prééminence politique sans se

Manuel Valls

Manuel Valls

faire voir, au lieu de développer une action d’affirmation des valeurs en plein jour pour un monde meilleur. N’exécutant que des rôles ambigus en soutien des parades militaires version huis-clos face à des spectres ici et là. Parce que ayant besoin de reconnaissance dans les milieux aux pensées ultra-Bushistes et donc sauvegarder leurs mannes financières.

Alors que, si le temps que cet occident consacrait aux despotes Benali, Moubarak, Kadhafi, Alisalah et Assad, était via un traitement juste et équitable anti-convenances hâtives au détriment des populations, il aurait été plus pertinent et efficace en discutant l’équité dans le partage des richesses nationales et aussi du respect des droits de l’homme dans ces pays. N’est-ce pas, la réponse des hommes libres après le tristement et honteux assassinat de Chokri Belaid  inspire mépris des manipulateurs toute tendance comprise, ne cessant de jouer des nerfs des populations maghrébines ? Compliquant davantage l’imbroglio relationnel de

Le leader de l'opposition tunisienne assassiné le 6 février dernier

Le leader de l’opposition tunisienne assassiné le 6 février dernier

ces pays, en plus n’apportant aucun apaisement pour les tunisiens. Lesquels  connaissent une série flottante de positionnements des leaders du mouvement Annahda de Ghannouchi entre eux et de leurs coalisés dans la troïka. Ce qui illustre la tentative contre l’air du temps de Hammadi Jbali premier ministre tunisien, à vouloir imposer un nouveau gouvernement formé seulement de compétences non affiliées aux partis pour les adapter à la bonne gouvernance.

S’agit-il d’un début de pensum d’une pénibilité à l’égard de cette troïka,  la poussant à la peur et au regret de n’avoir pas pu mesurer la gravité des propos annonçant le risque de surenchère meurtrière. D’autant plus, l’assassinat lâche de Chokri Belaid reste toujours objet d’indignation dans le monde entier refusant que la Tunisie en soit seule meurtrie par ce fait accompli. Notamment au Maghreb au sein de toutes les couches

Les deux chefs de gouvernement tunisien et marocain en entretien

Les deux chefs de gouvernement tunisien et marocain en entretien

sociales non avilissées à l’hypocrisie religieuse, au point que le PAM  officiellement, avait participé aux obsèques nationales dans le cimetière Jallaz de Tunis.  Et que le parlement marocain dignement, ayant lu la Sourat Alfatiha en sa mémoire, sur demande du socialiste Zaidi par la fusion entre engagement militant et responsabilité de solidarité en présence du chef du gouvernement.

En conséquence, cet assassinat odieux avant d’être objet d’investigation policière, ne doit-il pas être aussi objet d’étude du déroulé du film d’actualités ayant conduit à cette situation intolérable? Où l’on trouve plus de référence à la prophétie des frères musulmans égyptiens de profiter des qualités individuelles et collectives des  démocrates pour prendre le pouvoir, en deçà  de leur fâcherie évidente avec les intellos

Embleme des Freres Musulmans et leur fondateur Hassan El Banna

Embleme des Freres Musulmans et leur fondateur Hassan El Banna

civili-laicisés au Maghreb. Néanmoins, l’appel à plus de vigilance et à la raison est de mise, du fait de la continuité des affrontements sur les différentes places et réseaux sociaux vis-à-vis de ces monopolistes. Qu’au demeurant n’éclaircissent pas leur modélisation souhaitée, dont les analystes avertis se posent toujours la question sur leurs véritables intentions malveillantes jouant double jeu de surcroît dangereux.

En effet, leur fonctionnement depuis belle lurette se faisait dans une visée de calcul politique, en l’occurrence leur diagnose du maillage accumulateur des surplus du capital productif d’injustices. Sinon, comment expliquer l’étonnant endoctrinement et surtout embrigadement de certains jeunes les menant à l’obscurantisme voire à l’anéantissement du soi ? En revanche, quel regard les petites gens posent-ils sur ces enrôlés manquant de références, se croyant simplement s’ennoblir à leurs yeux de l’émoi des performances de leurs actes et de la rentabilité psychodramatique médiatique provoquée ?

Jihadistes près de la frontière tunisienne

Jihadistes près de la frontière tunisienne

Par opposition à l’incompatibilité des pratiques de prévisibilité simplificatrice des réalités sur l’exigence socio-économique dans toute cette région. Mais aussi,  par rapport à la manipulation de ces apprentis sorciers,  par une poignée de maîtres prêcheurs salafistes-jihadistes toujours les mêmes.

N’est-ce pas que ces embarqués dans l’apprentissage du terrorisme, errent-ils  vainement inconsciemment à travers ce labyrinthe d’exaltation mythique et de symboles discutables, dont humainement il est possible d’en saisir facilement les nuances ? Par ailleurs les éléments de référence captés par les journalistes spécialisés, renseignent sur ce lemme de conceptisme d’Aqmi hérité de Ben Laden, en vue de perturber la certitude des pays limitrophes et la sérénité apparente de l’occident proche. Aussi, les attentats suicides au Mali indiquent que la production de la terreur par la fabrication

Jihadistes dans la région sahélienne

Jihadistes dans la région sahélienne

d’engins, risqueraient de rendre la vie infernale aux soldats français et à leurs aspirants africains surtout tchadiens. Ainsi, force est de constater qu’il est impératif pour les pays maghrébins  de maîtriser et juguler l’évolution de cette activité terroriste proximale malsaine et inhumaine.

Il semble que depuis l’avènement printanier arabo-amazigh, le concept de la régionalisation avancée sans précipitation ni lenteur, intégrant les dimensions multicultuelles à l’exemple de réfection de la synagogue “Slat Alfassyine” et aussi de multiculturalité reconnaissant leurs niveaux institutionnels et constitutionnels, a permis au Maroc sa remontée des cordées vers un avenir passablement prospère mais sécurisé. Contrairement à l’Egypte, Libye, Tunisie et à moindre acuité l’Algérie et Mauritanie, par manque de confiance relative à l’organisation hiérarchique des différentes formes de positionnement de pouvoir et dominance de part et d’autres. A cet effet, la force du montage multi-sectoriel de surveillance commune et de lutte anti-terroriste concertée, réside en la mise en place de compétences offrant les meilleures garanties d’investigations adaptées aux besoins de ces Etats. Comme ça, ils pourront contrer cette production de ce mal terrible, qui représente par ses filières économiques et financières du trafic en tout genre (devises, drogues, otages, armes et autres), une péréquation de forces et intérêts contradictoires.

Abdelaziz Ikkrou

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