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Syrie : les kurdes du nord-est font peur à la Turquie

By   /   4 octobre 2012  /   No Comments

Par Sami SHERIF

Le Kurdistan syrien  est désormais presque contrôlé par les rebelles kurdes syriens et ceux du Parti Kurde du Travail (PKK) dont la revendication principale est l’autonomie du Kurdistan turc. Selon Ankara, il s’agit là d’une “ligne rouge” qui se traduira nécessairement par une intervention de son armée dépêchée à grands renforts sur la frontière syrienne où résonne de plus en plus le bruit précédant habituellement la guerre.

La Turquie qui dès le début de la rébellion syrienne lui avait affiché un soutien n’a de cessé de réclamer le départ de son ancien allié, le président Bachar al-Assad. Devenue terre d’accueil de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés en provenance de Syrie, la Turquie est aussi à présent un sanctuaire pour les opposants politiques, les déserteurs de l’armée régulière syrienne et le commandement de l’Armée syrienne libre (ASL).

Drapeau du Kurdistan Syrien

Mais avec les développements récents dans le nord syrien et l’apparition du PKK et ses activités insurrectionnelles dans le sud-est turc, Ankara perçoit l’éventuelle chute du régime syrien comme un évènement dont les incidences pourraient être  menaçantes pour l’intégrité du pays. La prise de contrôle du nord syrien où vit la grande majorité des 2 millions de Kurdes, par les rebelles, donne des sueurs froides à la Turquie.

Mr. Wehbi Bissan, professeur spécialisé dans les relations entre la Turquie et le Moyen-Orient à Istanbul a expliqué sur l’antenne arabe de FRANCE 24 que “les turcs souhaitent la chute de Bachar al-Assad, mais pour Ankara, la question kurde est une ligne rouge à ne pas dépasser. Toute initiative à l’intérieur de la Syrie qui vise à instaurer un Kurdistan dans le nord serait perçue comme une atteinte à l’unité du territoire turc”. De l’avis de ce spécialiste,  Ankara craint qu’un scénario à l’irakienne, dans lequel les Kurdes ont gagné une large autonomie dans leur région (nord de l’Irak) à la faveur la chute de Saddam Hussein en 2003, ne se répète en Syrie et qu’à moyen terme cette situation ne manquera pas d’inciter les Kurdes turcs de réclamer pour eux-mêmes une autonomie similaire.

 Sami Shérif

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