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La Nouvelle Armée Libanaise: instrument de pouvoir ou acteur politique?

By   /   16 mai 2012  /   No Comments

Notes:
1.
Usama Maqdissi, “Reconstructing the Nation-state. The modernity of sectarianism in Lebanon”, Middle East Report 200, 1996. Elizabeth Picard, “”e communautarisme politique et la question de la démocratie au Liban”, Revue Internationale de Politique Comparée 4 (3), 1997. Theodor Hanf, Coexistence in wartime Lebanon. Decline of a state and rise of a nation, London, I. B. Tauris, 1993, Farid al Khazen & Paul Salem (dir.), Al-Intikhâbât il-ûla fî Lubnân mâ bad il-harb, Beyrouth, Dar el-Nahar, 1993.
2. Elie Salem, Violence & diplomacy in Lebanon, London, I. B. Tauris, 1995.
3. En 1976, en 1984 surtout, et en 1989-90.
4. Les points 1, 2 & 3 de la deuxième partie de l’accord de Ta’if adopté le 22 octobre 1989 traitent de la démobilisation des milices et du renforcement de l’armée régulière. Cf. Joseph Maila, “The Document of National Reconciliation: A Commentary”, Prospects for Lebanon n°4, Oxford: Centre for Lebanese Studies, 1992.
5. En particulier de la Loi 84 du 26 août 1991.
6. “L’équilibre des forces, dans le sens militaire le plus cru, qui aurait dû constituer un préalable à transcender à la première occasion, s’est révélé un élément permanent de la vie politique”. Waddah Charara, “Deux ans de réunification nationale: une libanisation gigogne”, Cahiers de la Méditerranée 4, juin 1992, p. 168.
7. Opération prévue par l’accord de Ta’if (Titre II point 3); décision prise en décembre 1990. La mise en oeuvre débute en décembre 1991 au sein des onze brigades actives, et se poursuivait encore en mai 1993.
8. Voir les deux reportages dans Al-Sharq al-awsat 19 & 20 mai 1996, “Al-ma’âhid al-harbiyya takhruj dimâ’ jadîd lil-watan”.
9. Samuel Huntington,The Soldier and the state, Cambridge, Cambridge University Press, 1957, p. 62.
10. 25,9% du budget en 1992 et 22,9% en 1993. C’est alors le premier poste de dépense avant l’éducation (13,3% et 10,2% réciproquement). Encore 11,33% et 12,78% en 1996 et 1997 mais, à ce moment, le service de la dette occupe la première place avec 40,26% et 42,16% réciproquement. Chiffres de The Lebanon Report. Environ 20% en 1998, et 28% si on inclut les avantages sociaux accordés aux militaires (retraites en particulier).
11. Colonel Ahmad ‘Ulu, Al-Mu’assasa al-’askariyya l-lubnaniyya, no place, 1994.
12. L’armée a vocation à constituer une institution totale autosuffisante, centrée sur la notion d’obéissance, à laquelle ne s’applique pas la notion de contre-pouvoir, et qui entretient le minimum de relations latérales avec la société. Cf. Amitai Etzione, A Comparative analysis of complex organization on power involvement and their correlates, New York, 1975, p. 78-85.
13. Par exemple, de confier à un officier druze la direction de l’état-major. On observe aujourd’hui ce même phénomène, en direction cette fois des chiites, concernant la sécurité de l’Etat.
14. Une estimation vraisemblable tourne autour de 50 000 hommes d’active et 25 000 retraités pour les forces armées proprement dites.
15. Dont 85% auraient été détruits d’après Julie Abi Ghanim, Al-Dawr al-inmâ’î lil-jaysh fî lubnân, 1990-1994, Mémoire non publié, Université Libanaise, 1994.
16. Al-Anwâr 25 octobre 1993.
17. Décret 349 adopté par le Parlement le 16 juin 1994. Il faut noter que le ministère des Finances veille au respect du budget de l’armée en dépit de la situation financière difficile de l’Etat.
18. Ordu Yardimlasma Karumu. Cf. F. Ahmad, The Türkish experiment in democracy, 1950-1975, London, C. Hurst, 1977, p. 168-178.
19. Al-Wasat 7 août 1995. Le Congrès s’opposait jusque-là à de telles ventes et, à la différence d’avant la guerre, les éléments proches des Etats-Unis au sein de l’armée n’apparaissent pas ouvertement.
20. Situation formalisée depuis le 1er septembre 1991 où le Liban s’est lié à la Syrie par un accord de défense commune et de sécurité.
21. Adnan al-Amin, “Al-Jaysh wal-mujtama’”, Al-Difâ’ al-watanî 13 juillet 1995, p.121-127.
22. Ghassan Salamé “La démocratie comme instrument de paix civile”, in Gh. Salamé (ss la dir. de), Démocratie sans démocrates, Paris, Fayard, 1994 , p. 155.
23. Le texte de l’accord de Ta’if mentionne expressément dans sa partie II titre 3 e, la nécessité de “procéder à une réorganisation des services de renseignement de l’armée afin qu’ils servent des objectifs uniquement militaires.”
24. Loi 245 du 12 juillet 1993 supprimant la Loi 97 de 1991. Décret-loi 102 du 16 septembre 1983.
25. Elizabeth Picard, “Arab Military in Politics: from Revolutionary Plot to Authoritarian State”, in Giacomo Luciani (ed.), The Arab State, London, Routledge, 1990, p. 205-6.
26. Comme l’a fait avec minutie le commandant Ilyas Khalîl, “Qanûn al-difâ’. Qiyâda Jamâ’iyya am shalal fîl-qiyâda ?”, Al-Difâ’ al-watanî août 1990, p.17-45. Il examine en particulier la loi 79/3 (24 mars 1979), le décret législatif 102 (16 septembre 1983) et l’amendement à ce dernier en date du 26 septembre 1984. Khalîl évoque en particulier, p.28, la formule selon laquelle l’armée est “à la disposition du président de la République” et l’amendement stipulant que le Conseil des ministres “fixe la politique générale de défense et de sécurité, précise ses objectifs et supervise son exécution”.
27. Depuis l’adoption de l’Accord de Ta’if, le Conseil supérieur de la Défense sous la direction du président de la République partage avec le Conseil des ministres le choix des orientations de la politique de Défense. Le président reste le chef suprême des armées.
28. Texte de l’Accord de Ta’if, titre II, paragraphes 3a, 3b et 3d.
29. The Lebanon Report 1, printemps 1996, p.7-8. Al-Nahâr 6 mars 1996, “Mâdhâ ya’nî taklîf al-jaysh al-muhâfidha ‘ala l-amn”.

Par Hubert Dupont –

Publié dans la revue Confluences Méditerranée n°29 (Printemps 1999)

Pages: 1 2

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