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Maroc : ERRADI Abdelouahed, l’Usfpéiste chevronné montrant à la fois son instinct de conservation, et l’image parfaite de son orgueil étalé

By   /   25 septembre 2012  /   No Comments

Par Abdelaziz IKKROU
Il est bien là sur le divan du Secrétariat du parti, n’ayant aucune envie de céder sa place mais n’empêchant personne de vouloir s’y détendre. N’est-ce pas que c’est Kafkaïen tout ça? 
 
D’ailleurs, il aura bien du mal à se l’expliquer à lui-même, à propos des futurs postulants qu’il considère bons à ne faire que des sbires, ne comprenant pas leur gout de vouloir accéder à la chefferie. 
 
Alors même que dans son intime conviction, il a déjà choisi son poulain vu son âge avancé, allant s’en servir comme projectile dans la fosse commune de l’USFP. Mais il tient toujours sa langue et voile ses regards, pour ne pas se trahir et jeter l’huile sur le feu. 
 
Mais attention, tout ceci annonce comme auparavant un rideau de brouillard pour la promotion de commodités d’antan, risquant de nourrir  à présent les incertitudes sur l’épanouissement du parti à même de provoquer du rififi au sein de ses structures.
 
Mais de quel élixir de jouvence politique ERRADI  Abdelouahed se nourrissait-il des années durant ?
Un émule de notoriété et d’aisance au pouvoir, s’accomodant facilement des aléas des évènements. Il est le seul homme qui a survécu à toutes les pannes institutionnelles qu’a connues le Maroc depuis l’Istiqlal s’en étant bien sorti dans les territoires Chrarda-Béni Hassine à toutes les élections. Mieux qu’Aherdane, qui avait perdu des élections légilatives à maintes reprises, dont la plus célèbre contre feu Hammadi Boumsiss l’istiqlalien khénifrien, et/où l’orgueil s’il était encore vivant, en demanderait davantage à son dévouement à la cour des Al Fassi, vu la victoire de Chabat sur l’un d’eux de surcroit fils de Allal Al Fassi.
A cet effet, malgré qu’on entendait depuis longtemps des grincements dans les rangs de l’USFP, il est un adepte de la politique consensuelle, s’adossant souvent contre la muraille de l’Etat même si son parti s’en trouve accablé. Il n’apprécie pas les exigences qui font peser beaucoup de pression en interne comme en externe de son parti. A l’exemple de la pression actuellement exercée par une composante jusqu’à aujourd’hui inconnue, se proclamant de la jeunesse usfpéiste « Oulad Echaab » mais ne faisant pas d’émules. A propos du droit de regard des comptes des finances de l’USFP, que désormais permet la nouvelle constitution. Parce qu’il n’aime  pas entrer dans le jeu du débat d’idées contraires, dont, la connaissance de soi en est la base fondamentale. De ce fait, il a toujours proposé sa méthode particulière d’entraînement à l’affirmation de soi, distinguant émotions et opinions pour contourner les difficultés. Il n’y a qu’à se rémomorer l’acceuil qu’il a fait à Martine Aubry venue en éclaireur au Maroc pour tater le pool des officiels sur l’éventuelle élection de François Hollande.
Ainsi, ce travail de la psychologie politique l’accapare tellement, qu’il a l’élégance de s’intéresser à des petits détails quand son parti tout entier vacille. Khayrat en sait quelque chose ! Au moment où il l’attendait pour le soutenir après son show non moins défendable à la télévision, et ce, beaucoup bien avant son clash vis-à-vis du prince Moulay Hicham, sa capacité de mobilisation ne faisait pas le poids. D’ailleurs, plus il va de l’avant dans ce raisonnement politique plus il se désoriente faisant place aux incartades au sein du parti. L’exemple du positionnement flottant de sa Chabiba Ittihadia par rapport au projet de la constitution est en ce sens frappant, parce que, l’USFP s’était retrouvée amputée d’une partie d’elle-meme, la meilleure, l’essentielle, seule en face des reproches du M20F et de la société civile.
Son malaise ne s’arrête pas à ces quelques maladresses d’orientation, n’aimant pas les rythmes politiques accélérés, ni les  prétentions et les arrogances des  jeunesses surtout  du mouvement 20 Février. Et  encore moins la surenchère du syndicalisme comme ce qu’il a vécu de visu à la justice en tant que ministre titulaire spectateur n’ayant rien entrepris dans les cas Benberka et Manouzi toujours en suspens. Et aussi, pendant la compagne sur le référendum constitutionnel par l’affront d’une partie de CDT ayant poussé pour le boycott. La démarche du parti entier est encore une empreinte de cette difficulté péniblement surmontable. Paradoxalement, et c’est là où ça coince,  il croit encore au principe de tout ou rien. Par la monopolisation du pouvoir à l’instar de quelques semblables chefs de partis,  pour éviter de faire réapparaître sur fond de  rivalité l’inconnu. C’est pour  cela  Hassan Tariq et d’autres ont du réviser  leur verbiage de soutien inconditionnel, et arrêter de semer le vent pour ne pas récolter l’ire de la jeunesse  déçue de l’USFP.
D’autant plus il est loin de vouloir faire ses bilans d’étapes, comme sur son raid libyen des années quatre-vingt en service commandé. Malgré tout, d’après quelques confidences de certains de ses proches collaborateurs, il ne peut se défaire du sentiment de joie, celui qu’il éprouve en évoquant ces souvenirs auxquels son destin l’avait entraîné dans un torrent de missions la plus part secrètes. Et dont à l’époque il ne pouvait en parler, ce qui avait fait de lui un promu intégré mais bridé. Vraiment, tous ces éléments corroborent sa posture de sublime incompris se revoyant, seulement dans une destinée partisane mais quelque part usante. Sauf qu’avec le temps en tant que chef de parti, il ne lui restait alors qu’éviter la déconfiture en négociant à bien les investitures des candidatures, au moment des élections législatives anticipées. Mais sa réponse sur Midi1TV le soir des résultats du référendum, à une question à propos de son éventuelle représentation, augurait en l’occurrence de son désarroi où de sa vanité. Certes ce désir forcené de s’accrocher le conforta dans la position qui l’arrange. Un homme de la gauche désappointée et mitigée, qui ne s’avoue jamais vaincu. Que sa députation ininterrompue et ses passages au perchoir, l’ont valorisé et amené, juste au couloir promenoir avec d’autres flaneurs réveurs solitaires. Finalement, il est un acteur politique performeur par l’endurance, que la vraie performance de rester où de se démarquer dans l’histoire ne suit pas.
Mais voilà que les résultats du 25 Novembre l’ont fait malgré lui, pencher vers l’opposition. Parce que la glace de l’USFP et/où il se regardait était définitivement brisée, meme si, certains de ses proches s’étaient essayés à la recoller pour eventuellement réchauffer les épaules de Benkirane moyenant ministérialité. A cet effet, les jeunes loups du parti, ont consenti à dépasser ce désœuvrement de ces quelques aînés, étroitement entrelacés rien qu’entre eux pour le mieux et pour le pire. Parce qu’ils ne supportaient plus l’écœurante servilité par laquelle ils avaient perdu leur génie d’initiative sans le savoir, étant toujours sous leur joug. Les moments  d’élection  du  président  de  la  chambre  des  députés  et aussi des divers débats télévisés actuels, en sont le témoin de cette résurrection. Désormais le sourire mi-étouffé de la majorité, ne dément plus son désappointement, face, à la dureté du verbiage de l’opposition de ces nouveaux arrivants.
En ce sens la démission officieuse de Zaidi de la chefferie du groupe socialiste au parlement, était-elle un artefact dans l’expression de l’USFP où non ? Alors qu’elle est perçue comme vecteur d’expression pour le vrai changement au sein du parti. Et ce, pour pousser au respect du cycle de rajeunissement et de mixité accompagnant la métamorphose initiée du parti. Mais, pourquoi les ténors  continuent-ils leur projection de réduction des effets des décisions essentielles dans la vie du parti, pour donner plus de place à leur narcissisme limitant ce genre d’engagement ? Ce qui compte c’est l’usfpéisation raisonnée du parti et non l’arraisonnement de l’USFP, parce que, à force de se comparer aux charismatiques et historiques fondateurs seulement par la longévité, ils donnent l’impression que se sont eux les exploitants légitimes, alors que la base populaire ne les veut plus. De fait, sans comparaison moraliste où une quelconque vexation, ils nous rappellent l’attitude des squatters ne voulant pas rétrocéder, sauf qu’ils sont toujours chassés par la force de la loi. Le neuvième congrès du parti s’annonce délicat et compliqué, vu que certains de ces ténors, croisent toujours leurs regards paradoxaux sur la position à prendre vis-à-vis des éventuels postulant au secretariat général  ne tenant pas du tout compte des désirs des forces vives du parti. D’ailleurs ils s’invitent mutuellement en subliminaire et continuent à s’apprécier, se cachant derrière des sourires et politesse sur fond de guerre larvée.
  
Cependant, tout le monde sait que le bourgeon de la mésentente entre factions a déjà éclaté à l’USFP, afin de les sortir des réductions les faisant périr dans des supplices, tantot à grand feu tantot à petit feu. Et ce, en commençant à pourrir l’existence des patrons dans les rangs, ouvrant ainsi, la course des leaderships partisans et augurant des vrais changements à la chefferie du secretariat général. Et qu’on ne nous dise surtout pas que tout s’arrange entre postulants, il n’y a qu’à voir comment les usfpéistes dans les réseaux sociaux s’accaparent du sujet. Le PI par ailleurs, vient d’en faire la démonstration dans son congrès du 23 Septembre 2012 en élisant Chabat d’une courte tête, augurant d’un tremblement prochain entre les deux rangs désormais séparés, par les ombres des vingt points d’écart sur fond d’animosités, vexations et surtout dévastations qu’ont laissées les positionnements des ténors du parti et leurs supporters d’un coté comme de l’autre.
Abdelaziz Ikkrou
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