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Paul Ryan, l’arme anti-Obama de Mitt Romney

By   /   15 ao没t 2012  /   No Comments

Par Chahid BENDRISS

Alors que Barack Obama n’a jamais culmin茅 aussi haut dans les sondages depuis son entr茅e dans une campagne tr猫s offensive pour sa r茅茅lection, le choix de Paul Ryan comme candidat 脿 la vice-pr茅sidence par son adversaire Mitt Romney annonce une contre-attaque puissante du parti R茅publicain.

La semaine qui vient de s’茅couler a 茅t茅 p茅rilleuse pour Mitt Romney. Jeudi, pour le dixi猫me jour cons茅cutif, il enregistrait une c么t茅 de popularit茅 au plancher, selon le sondage rendu public par ABC et le Washington Post. 40% des sond茅s se disaient favorables 脿 sa candidature contre 49%, le plus mauvais score pour un candidat aux 茅lections pr茅sidentielles depuis 1984 aux Etats-Unis.

A l’inverse, Barack Obama b茅n茅ficie de la confiance de 53% des personnes interrog茅es. Gary Langer, le responsable des enqu锚tes d’opinion d’ABC, souligne que le pr茅sident connait ses meilleurs scores aupr猫s des femmes, avec 58% d’opinion favorable. Il a 茅galement regagn茅 l’avantage perdu depuis la fin de l’ann茅e derni猫re aupr猫s des 茅lecteurs ind茅pendants, 脿 53% de soutiens.

Dans le camp R茅publicain, les doutes n’ont cess茅 de s’exprimer et le malaise de grandir. Les pressions sont arriv茅es de toutes parts pour r茅clamer de Mitt Romney qu’il mette la barre 脿 droite toute, pour les uns, ou qu’il choisisse Paul Ryan, pour les autres. C’est cette seconde option que Romney a finalement choisi au finish vendredi soir. Pour le Washington Post, l’aveu est clair:

芦 Le choix de Ryan, l’architecte d’un plan budg茅taire controvers茅, laisse entendre que Romney croit d茅sormais que s’appuyer sur la seule faiblesse de l’茅conomie ne suffira pas pour vaincre le pr茅sident Obama 禄, 茅crit Dan Balz. 芦 L’addition de Ryan au ticket pr茅sidentiel montre que Romney est pr锚t 脿 mener une campagne plus robuste avec un message net construit autour des baisses d’imp么ts et des d茅penses, la r茅duction du d茅ficit et la r茅forme du droit fiscal. C’est exactement ce qu’un nombre grandissant de R茅publicains, inquiets de la direction prise par la campagne de Romney, souhaitaient. 禄 C’est peut-锚tre l’annonce tant attendue d’un coup d’arr锚t 脿 ce que CNN qualifiait jeudi de campagne 芦 hypocrite, m茅prisable, malhonn锚te 禄. Rarement dans l’Histoires des 茅lections am茅ricaines – jamais peut-锚tre – une confrontation pour les 茅lections pr茅sidentielles n’a autant 茅t茅 d茅cri茅e par les m茅dias du pays. Absence de programmes, esquives, mensonges, tactiques, accusations, excuses, personnalisation, rumeurs, tout a 茅t茅 employ茅 par les deux camps sans que jamais les sujets qui int茅ressent l’opinion am茅ricaine ne parviennent 脿 s’imposer comme les vrais th猫mes de campagne.

Le ticket Romney-Ryan est donc la base de la nouvelle machine de guerre r茅publicaine, qui entend bien, cette fois, provoquer dans les esprits une distinction spectaculaire entre les programmes des D茅mocrates et des R茅publicains. De ce point de vue, m锚me s’il est risqu茅, le choix de Paul Ryan est celui d’un virage 脿 180 degr茅s.

L’intellectuel du parti R茅publicain Paul Ryan, 42 ans, est l’h茅ritier d’une famille catholique d’origine irlandaise et allemande install茅e depuis 1884 脿 Janesville, dans le Wisconsin, o霉 son arri猫re grand-p猫re avait fond茅 une entreprise de b芒timent. Son cousin dirige toujours aujourd’hui l’entreprise familiale. Paul Ryan est n茅, a 茅t茅 茅lev茅 et vit 脿 Janesville avec son 茅pouse, Janna Little et leur trois enfants, Elisabeth, Charles et Samuel. Son p猫re et le p猫re de l’ancien s茅nateur D茅mocrate du Wisconsin Russ Feingold, l’un des poids lourds du parti D茅mocrate connu pour ses convictions bipartisanes et mod茅r茅es, 茅taient associ茅s dans le m锚me cabinet d’avocats.

Paul Ryan est diplom茅 de l’Universit茅 de Miami, dans l’Ohio, en sciences politiques et 茅conomiques. Il se destinait 脿 devenir physicien, mais il est entr茅 en politique en 1991, lorsqu’il a 茅t茅 recrut茅 comme r茅dacteur et analyste politique par l’ancien repr茅sentant R茅publicain de l’Etat de New York Jack Kemp. Il fut 茅lu pour la premi猫re fois au Congr猫s en 1998, 脿 l’芒ge de 28 ans, et il est sorti vainqueur de toutes les 茅lections auxquelles il s’est pr茅sent茅 depuis, au nombre de 7.

Il s’est distingu茅 au fil des ann茅es par un talent inn茅 pour lever des fonds et s’est taill茅 une r茅putation solide aupr猫s des conservateurs fiscalistes. Devenu, en 2011, pr茅sident de la puissante commission du Budget 脿 la Chambre des repr茅sentants, il s’est imm茅diatement retrouv茅 en premi猫re ligne face 脿 la majorit茅 D茅mocrate du S茅nat. Tr猫s ind茅pendant de temp茅rament, il n’a pas h茅sit茅 脿 voter, par exemple, en faveur du plan de sauvetage de l’industrie automobile de Barack Obama. Il a 茅galement vot茅 en faveur du compromis souhait茅 par la Maison Blanche pour 茅lever le plafond de la dette autoris茅e pour le gouvernement f茅d茅ral, contre l’avis de nombre de ses pairs.

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