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Algérie: le pays est classé en bas de l’échelle pour son indice du capital humain

Carte de l'Algérie
Carte de l’Algérie

 

Rédaction d’El watan

On évoque souvent la valse des milliards et les rallonges de budget accordées à tel ou tel secteur

Des sommes colossales sont versées pour des projets d’infrastructures qui servent plus à justifier des commissions et des détournements qu’aux citoyens ou à l’économie nationale. Malgré les milliards dépensés, l’Algérie cumule les mauvais points dans les classements mondiaux. Le dernier rapport du Forum économique mondial (Word Economic Forum, WEF) sur l’indice du capital humain dans les pays montre l’échec des politiques engagées jusqu’à ce jour. Classée 115e sur 122 pays, l’Algérie, sans conteste, a échoué à donner à ses citoyens les moyens d’accéder à un minimum de vie décente. «Le capital humain d’une nation, comprenant les compétences et capacités qui existent dans la population d’un pays, est le facteur le plus important pour garantir le succès économique à long terme, plus que n’importe quelle autre ressource», indique l’indice 2013 du WEF, qui a jugé les résultats de l’Algérie «très faibles».

Le même rapport – qui établit son classement sur la base de l’examen de quatre secteurs piliers que sont le niveau et les moyens de l’éducation et la formation, la qualité du système de santé et du bien-être des citoyens, l’accès à l’emploi et le facteur de l’environnement favorable ou pas au développement – classe l’Algérie parmi les derniers de la région, bien loin de la Tunisie (67e) et du Maroc (82e) qui pourtant ne disposent pas des mêmes moyens financiers dont jouit l’Algérie.

«Au classement général de 115e sur 122, l’Algérie a de faibles résultats dans tous les piliers, notamment la santé et le bien-être, de même que les mesures prises en matière d’éducation et de formation n’ont pas d’impact significatif sur les résultats globaux, elles contribuent même par leur présence dans le classement inférieur», indique le même rapport. Dans le classement détaillé par pilier ou secteur étudié, l’Algérie est classée 106e dans le secteur de l’éducation, 93e dans celui de la santé, 121e en matière d’emploi et 112e en termes d’environnement favorable.

Dans ces classements, nous arrivons toujours derrière nos voisins marocain et tunisien. La 115e place que nous occupons dans le classement général nous place juste avant l’Ethiopie, le Mozambique, le Mali, le Burkina-Faso, la Guinée, la Mauritanie et le Yémen qui clôture le classement. Ce dernier prouve encore une fois que les compétences algériennes ne sont pas mises à contribution ni impliquées dans l’effort de développement.

«Cette ressource doit être investie et mobilisée efficacement pour générer des rendements à la fois pour elle-même mais aussi pour l’économie dans son ensemble. Comprendre les défis liés au capital humain est fondamental car il participe à assurer une stabilité à court terme et une croissance à long terme (…), la prospérité et la compétitivité des nations», note l’indice du WEF, qui attire l’attention sur le fait que les décisions politiques prises affectent les enfants d’aujourd’hui qui constitueront la future main-d’œuvre et visent à développer une plus forte conscience de la nécessité d’une planification à long terme, en prenant en compte la qualité de vie de l’individu. Son classement en bas de l’échelle ne rassure pas sur le futur de l’Algérie, où les dirigeants préfèrent regarder ailleurs.

Rédaction nationale

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