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Maroc: “Tamarroud”, version locale, fait déjà peur au gouvernement avant-même son remaniement

Le mouvement marocain Tamarrod est encore à ses début

LE MOUVEMENT « TAMARROUD » AU MAROC, CETTE SONNETTE D’ALARME

N’EST-ELLE PAS UTILE AU FUTUR GOUVERNEMENT ?

Abdelaziz IKKROU
Abdelaziz IKKROU

Par Abdelaziz IKKROU

Pourquoi à l’opposé de l’opposition institutionnelle, le mouvement Tamarroud fait-il peur 

aux coalisés au sein 

du gouvernement ?

Les fondateurs par copiage de ce mouvement par ailleurs issu du M20F, semblent se baser sur la confiance dans leur capacité de faire tomber le gouvernement Benkirane.

Sauf qu’il faudrait bannir de leur soif de faire changer les choses, leur coté rancunier à l’égard des coalisés et s’auto immuniser des dictées de l’étranger.

En effet, il est vrai qu’à chaque gouvernement surtout du monde amazigho-arabo-musulman, ses méthodes spécifiques de prise de conscience par rapport au déroulé du fil d’actualités nationales et internationales. Et ce, selon ses capacités intégratives des données sociologiques économiques et surtout politiques après l’embrouillamini provoqué désormais mondialisé.

Mohamed Bennour, porte-parole tunisien du mouvement rebelle Tamarrod en conférence de presse à Tunis le jeudi 3 juillet 2013
Mohamed Bennour, porte-parole tunisien du mouvement rebelle Tamarroud en conférence de presse à Tunis le jeudi 3 juillet 2013

Ce mouvement qui fait tache d’huile dans les pays du Maghreb a-t-il besoin d’une promotion ?

Alors même que tous les regards sont braqués sur l’Egypte il n’en reste pas moins, que les observateurs du champ politique marocain trouvent que Tamarroud est une sonnette d’alarme très utile. Bien sur, au Maroc aujourd’hui chemin chabatisé en l’occurrence, probablement par anticipation sur ce mouvement, tout se fait sans aucune obstruction sur les valeurs universelles de la démocratie, désormais devenues incontournables parce que l’institution royale veille au grain. Surtout, en allant chercher les meilleurs créneaux d’acquisition de création d’un nouvel espace d’échange entre opposition et majorité sans atteinte à la légitimation, simplement par le bon sens et le respect de la constitution du 01 Juillet 2011. Ainsi, loin d’être un cas d’école d’efficacité probante en Egypte vu l’intervention des militaires dont il faudrait éclaircir calmement la nécessité et l’intérêt pour éliminer les connotations négatives de la gouvernance Morsi, le mouvement Tamarroud au Maroc verra sûrement sa perception évoluer avec le temps. Certainement il ne serait nullement un témoin de l’historicité d’accomplissement du gouvernement, mais plutôt un élément correcteur des dérapages et autres mauvais positionnements dans l’accomplissement de la politique du pays. Même si, à toute fin utile par un concours de circonstance un gouvernement d’union nationale y voit le jour, ne laissant pas au RNI et UC de jouer aux substituts du PI.

Le mouvement marocain Tamarrod est encore à ses début
Le mouvement marocain Tamarrod est encore à ses début

Ainsi pour le prochain gouvernement marocain, c’est en usant des fusions de consolidation sectorielle des biens de consommation dans l’équité de production des richesses locales, qu’il pourrait échapper à la vindicte Tamarroud. Evidemment en rentrant dans le processus de bonne gouvernance sans illusion excessive, ni sournoiserie afin que les perceptions des membres du gouvernement, ne soient pas naïves si par la suite déceptions il y a. Parce que c’est comme ça et pas autrement, que l’on pourrait apprécier la singularité et sa puissance de cet hymne à l’entente. Qu’en effet, il relancerait sans aucun doute la vraie recherche de réussite politique de l’histoire contemporaine marocaine. Dont les passionnés des relations entre opposition et majorité trouveraient matière à déchiffrer toutes les déclinaisons des origines des malentendus d’auparavant. Ce qui aiderait à déterminer le laisser aller, plutôt, le pourquoi ce bras de fer Benkirane-Chabat basé seulement sur le surmoi où chaque composante des coalisés n’est notée que selon son mérite électoral et non sur son apport participatif.

Mais n’est-ce pas la question c’est comment y arriver à développer cette notion de rapprochement d’amitié entre coalisés, et non chercher d’adosser le maillot de leader au sein de la coalition gouvernementale ?  Tout simplement par constatation du degré de paroxysme des faits et événements lors des crises s’activant et s’entrechoquant les uns les autres. Ensuite par évaluation des facteurs inducteurs endogènes et autres relais informationnels exogènes pouvant être considérés sonnette d’alarme pour palier au désordre risquant de s’installer. Aussi ces stratégies d’y faire face doivent être axées sur l’amélioration sans ambages, d’abord du rapport social avec les partenaires socioprofessionnels, puis du confort sociétal du vécu des populations.

Dans cette optique, au Maroc, maintenant que la coalition est arrivée à la ménopause logorrhéique Benkirane-Chabat dépendante, est-ce que pour le futur gouvernement la recherche de l’affrontement entre coalisés doit-elle constituer une priorité ? La réponse est non, parce que l’objectif en soi pour tout Exécutif qui se respecte, n’est pas de continuer à recourir à des traitements systématiques par la surenchère surtout pour des situations ne les méritant nullement. Mais à veiller pour faire éliminer les décantations relationnelles immatures par le procédé le plus normal possible se basant sur la mise à disposition de recommandations viables justes et porteuses d’avenir sans espièglerie. Par conséquent, le genre de traitement des crises en recourant à des solutions de causticité d’ironie et d’autodérision physionomiques, n’apporterait aucune confiance à l’Exécutif de la part de toutes les composantes du peuple marocain partis politiques compris. Au contraire, il n’induirait que virulence dans les propos de Tamarroud envers tout spectre de convulsion gouvernementale basée sur l’hyper agitation non motivée à propos des valeurs de la bonne gouvernance en démocratie participative. 

Abdelaziz Ikkrou

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