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Maroc : Mordechaï Vanunu, un compatriote à sauver des mains des sionistes

Mordachai Vanunu avec pour fond de photo la central de Daymouna
Mordechai Vanunu à sa sortie de prison en 2004
Mordechai Vanunu à sa sortie de prison en 2004

Par Sami Shérif

Qui se rappelle de ce technicien israélien du site nucléaire Daymouna au désert du Nyghev (Annakab), Mordechai Vanunu, un homme de vertu irréprochable qui avait divulgué des informations ultra-secrètes sur les fonctions militaires de ce site et sur les capacités nucléaires de l’ennemi sioniste ?

Qui sait qu’il est un marocain et qu’il est né à Marrakech le 13 octobre 1954 dans une famille juive nombreuse ayant émigré dans les années 1960 en Israël à Beer-Sheva grâce au Mossad? Ne doit-on pas le considérer comme un héros national ?

Libéré le 21 avril  2004, après un séjour de 18 ans d’isolement dans les prisons d’Israël pour avoir révélé, en 1986, qu’Israël possédait secrètement deux cent bombes atomiques,  Mordechaï Vanunu, n’est toujours pas libre de ses mouvements. Il est assujetti à nombre de consignes le condamnant à une rigoureuse solitude, puisqu’il est à la fois interdit de parler aux étrangers et  mal aimé de ses compatriotes sionistes qui le considèrent comme un traître plutôt que comme un être courageux pacifiste, lanceur d’alerte et soucieux de la sécurité des israéliens comme celle des arabes et du monde entier.  

Dès sa sortie de prison, il a demandé à bénéficier de la loi dite de « révocation de la citoyenneté israélienne » qui permet à la Cour suprême d’Israël de destituer de leur nationalité les Israéliens condamnés pour traîtrise ou espionnage. La Cour lui a refusé cette possibilité inscrite dans la législation israélienne. Depuis  lors, il n’a cessé de faire l’objet de poursuites judiciaires. Il a été inculpé en mars 2005 de 21 infractions à l’interdiction de parler aux étrangers, qui lui était faite par les autorités et laissé en liberté dans l’attente du jugement qui a eu lieu en avril 2007. La cours l’a jugé coupable d’avoir parlé à des étrangers, en infraction avec les interdictions imposées par l’armée. Le 2

Mordachai Vanunu avec pour fond de photo la central de Daymouna
Mordachai Vanunu avec pour fond de photo la central de Daymouna

juillet 2007, il est condamné  à « 6 mois de prison ferme et 6 mois avec sursis pour avoir brisé “sa promesse de silence”, c’est-à-dire non pas pour avoir tenu des propos illégaux, mais pour s’être exprimé ». Il est de nouveau arrêté  en décembre 2009 et placé en résidence surveillée pour avoir « rencontré des étrangers ».  De son côté, l’avocat de Vanunu, considère que l’arrestation de son client est due aux contacts qu’il a avec son amante norvégienne. D’où le fait qu’il est considéré à présent par les associations de défense des droits de l’homme comme un prisonnier d’opinion.

En effet, l’homme est privé de liberté, astreint à ne jamais quitter Jérusalem et reste  sous surveillance policière 24 h  sur 24 h. Interdit de passe-port, toutes ses demandes de l’autoriser à quitter Israël lui ont été refusées. Certains observateurs affirment que les autorités sionistes l’acculent ainsi au suicide. Il vie une situation terrible, car il a toujours su qu’il était espionné. Tel une bête traquée, il craint d’être arrêté de nouveau pour un simple salut prononcé à l’égard d’un passant étranger …!  

Etant à l’origine un marocain, lui-même, ses parents et ses ancêtres sont nés au Maroc, sa nationalité marocaine est restée intacte du point de vue de la loi marocaine. De fait, Vanunu reste un marocain de nationalité, comme d’ailleurs tous ces compatriotes de confession hébraïques ayant immigré à l’étranger de force ou par choix (la nationalité marocaine ne se perd pas). Aussi, s’avère-t-il impératif  que les autorités marocaines consentent à défendre ce brave compatriote et à faire en sorte qu’il soit relâché pour lui permettre de regagner son pays d’origine et de refaire sa vie profondément perturbée par les mesures injustes dont il fait encore l’objet. L’affaire Vanunu  devra normalement  être close car elle n’a que trop duré.  Les associations marocaines des droits de l’homme, devront se saisir de ce dossier et de l’évoquer auprès des organisations internationales œuvrant dans le secteurs, pour qu’elles coordonnent leurs futures interventions au profit de ce marocain ayant été obligé de quitter son pays d’origine par la force, alors même qu’il était encore un enfant de 4 ans, et qui est à présent retenu de force par l’Etat sioniste. De sa part, le gouvernement marocain devra faire jouer ses relations avec les leaders de la communauté juive marocaine en Israël et aux USA pour que ce compatriote puisse trouver la liberté qu’il a perdu depuis 30 ans déjà et qui risque de croupir encore dans les prisons sionistes.

Sami Shérif

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