
A ses débuts l’ovation formidable qui saluait ses faits et gestes, se répercutait jusqu’aux confins lointains du monde rural surtout chez les amazighs. Mais du fait d’un soupçon de démagogie de sa part, il faillit choir plus d’une fois en approchant trop involontairement les quelques malhonnêtes ahurissants au sein de son mouvement dont l’histoire marocaine porte encore des stigmates. Pourtant, c’était un pugnace avéré aux idées erratiques contrastant avec leurs objectifs de l’époque. Au fond, il était viscéralement partisan du dogme libéral dont il portait fièrement le dossard en tant que féodal, cœur même de l’essence de sa makhzenisation à outrance. Qu’au demeurant après Nairobi contrairement à Boucetta le titulaire à l’époque du maroquin des affaires étrangères, il dut meme faire effort pour maitriser sa colère concernant l’affaire du Sahara marocain, dont il est convaincu qu’elle ne peut etre traitée que par le « Baroud » de par son expression préferée. Par ailleurs outre ses qualités de peintre, de temps en temps il tâtait au pinceau des esquisses, à même de satisfaire et confirmer ses penchants de notable à l’ancienne.
Ce faisant après tant d’années du côté du pouvoir, bizarrement à voir comment Basri son ennemi des circonstances électorales l’avait aussi surnommé de la sorte, en l’occurrence Zayegh pratiquement pour des raisons identiques. Sauf que pour les modernistes à l’époque, il ne s’agissait pas comme le préconisaient autrefois certains à l’instar du général moulay Hafid comme Basri après, et le veulent aujourd’hui les zélés hypocrites de faire plier si ce n’est accroupir les hommes, comme d’antan chez beaucoup de dynasties du Machreq, le nez pratiquement à ras le sol. Dont certains s’en saisissent actuellement avec grognement plus au moins audible déclenchant une veritable guerre de communication sur les réseaux sociaux seulement entre eux. Et aussi une perturbation des consciences voire meme commotion chez les opportunistes stratèges de cette confusion de l’interpretation de la nouvelle constitution, du moins sur le volet de HAFLAT AL WALAE. En effet, une salve de critiques tirées par les cheveux contre ces “TOQQOUSS” s’élevent en plein jour, alors meme que le commandeur des croyants n’en fait qu’une vaillance et loyauté à son peuple, le montrant portant avec dignité cette résponsabilité sans nuance ni abandon, et n’obligeant par ailleurs personne à faire ni le baise-main ni à concourir en mode de titubation devant lui. Finalement, il est temps qu’on nous épargne les explications emphatiques comparatives, faites à l’insu de tous, par des chercheurs irrationnels des ressemblances historiques. Vu que le Maroc moderne n’a rien avoir avec ça et n’a aucunement de leçon à recevoir de personne, surtout des sanguinaires de la trempe de Bachar Al Assad, et son megaphone à l’ONU Al Jaafari que Loulichki le représentant du Maroc a cloué référentiellement et sans complaisance au pilori lors de la récente passe d’arme tonique entre eux.
Personne n’ignorait qu’Aherdane était toujours trahi par ses proches protégés sur recommandations préconçues pour le déstabiliser. Mais l’histoire a montré qu’il s’en accommodait vigoureusement, tellement il en avait subi de ces sécéssions intimement soufflées aux exécutants. A la rigueur il s’en rappelle encore, notamment de la croisière libyenne des années quatre vingt où le démon de luxure qui possédait l’octet missionnaire était le pire qu’il eût à connaître, la perte définitive du parti MP. Encore que pour lui, ce n’était jamais le moment d’avoir peur, se sachant habile plein d’astuce pour faire toujours front à ce genre de situation. Son exil volontaire mais éphémère en Espagne était un mode aristocratique de révolte, qui logiquement sortait du cadre habituel de son rejet d’asservissement à Basri. Justement c’était là sa force, même accablé de soucis il les surmontait par sa vulnérabilité réversible à l’exemple de sa création du nouveau parti le MNP avec une poignée de fidèles, adhérant aveuglément à son discours. Dont beaucoup de notables tels Fadili, Sgougou, Maaouni, Moussaoui, Ouzaroual, Amehrouq, Chbaatou, Bouhout, Qasmi, Addi Oubihi, Mohattane, et surtout l’indémodable Hachmi Smouni en plus d’autres allomorphes où suppléants avec lesquels il avait réalisé une percée honorablement significative aux communales et legislatives dès 1993. Ce qui l’avait libéré de sa culpabilité renfermée faisant l’admiration de tous ses fans suiveurs, contrairement à la rancune que lui portait certains gouverneurs zélés. Et qu’en même temps il les subjuguait par son impartialité d’oubli et de pardon, envers ceux qui l’avaient trahi leur donnant un nouvel espoir.
il n’attend plus que d’être reconnu pour la postérité en guise de services rendus aux siens en luttant à la constitutionnalité de la langue amazighe. Comment ne pas voir cela comme puissant acte d’espérance pour la jeunesse du MP grâce au sens retrouvé des réalités après le Oui référendaire du premier juillet 2011. En effet, elle serait une des pierres constitutives de la mouvance populaire de l’ère de la nouvelle constitution après à peu prés un an des élections législatives anticipées. Par contre son alter ego du MP ressent ce constat comme la suite logique du printemps arabe suivi de secousses telluriques du mouvement 20 Février que connait toujours le Maroc. Et c’est à ce titre qu’il a rejoint le PJD sans se soucier de son engagement stratégique au G8 d’alors, parce qu’en plus de finasserie imaginée par anticipation dans les arcanes pour le contrôle de toute dérive le cas échéant, il était encouragé par Aherdane voulant revoir défiler de son vivant la mémoire de sa propre histoire à côté de Feu Al Khatib.




