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Tunisie : “il n’y a pas d’incompatibilité entre islam et démocratie” et l’ouverture avec les voisins de l’UMA, n’est pas encore décidée

By   /   4 juillet 2012  /   No Comments

Rafik_Abdessalem Ministre A. E. Tunisie

Ayant volontairement choisi l’exil en 1990, Rafik Abdelsalam  avait fait des études au Maroc et  en Angleterre. A présent, il est  un islamiste convaincu et membre du parti Annahda. C’est à Doha qu’il atterrissa après avoir créé un centre de recherche à Londres. Son statut de gendre du président d’Annahda, Rached Ghannouchi lui facilita l’accès à la chaîne qatari Al Jazeera en tant que chercheur. Par la suite, c’est ce même statut qui l’aurait aidé encore à devenir Ministre des A. E. de la Tunisie d’après la révolution. De son avis, “cette période transitoire que traverse la Tunisie a besoin d’un partenariat national”. “Nous édifions actuellement les bases d’une démocratie et nous avons besoin de nous entraider”, déclara – t – il très confiant. Pour lui l’Islam en Tunisie a toujours été tolérant et ouvert, c’est comme en Turquie. C’est pourquoi, pense-t-il,  il “ne vois pas de divergence entre l’islam, le modernisme, la démocratie et l’ouverture”.  “Notre gouvernement veille aux intérêts nationaux et ne se mêle pas des choix individuels des citoyens et de la société. La Tunisie est un pays ouvert, et cela ne changera pas », affirme-t-il. Tout confiant, il ajoute : « le monde parle de l’exemple turc. Peut-être que plus tard on citera l’exemple tunisien ».

Pour lui,  « la charia ne fera jamais partie de la Constitution en Tunisie. Nous avons décidé de préserver le 1er chapitre de la Constitution de 1959 qui souligne que la Tunisie a pour langue l’arabe et pour religion l’islam, et que son régime est républicain. Nous pourrons ajouter républicain démocratique ». L’idée maîtresse dans son discours  est que « les anciennes démocraties rencontrent des difficultés, que serait-ce alors le cas des jeunes démocraties?”  A son avis, “la convivialité entre le courant islamique modéré et le courant laïc modéré est positive et aide à la stabilité politique et à la paix civile, que ce soit en Tunisie ou dans le reste du monde arabe. J’aimerais que cet exemple soit de mise non seulement dans notre pays, mais aussi ailleurs, dans d’autres pays arabes. »

Le ministre n’entrevoit pas les conséquences négatives de la gestion actuelle des affaires par le gouvernement de transition sur la popularité de son parti. Il n’intègre pas les répercussions sur cette même popularité des activités illégales des courants salafistes dans le pays. Il faut dire que certains secteurs de la société tunisienne commencent à craindre une certaine dérive islamiste du pouvoir en place.
Par ailleurs, le ministre a démenti toute prise de décision quant à l’ouverture des frontières tunisiennes aux ressortissants maghrébins. “Nous n’avons reçu aucune instruction en ce sens. Le passe-port est toujours maintenu comme pièce requise pour entrer en Tunisie, a-t-il tenu à préciser.
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