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Egypte : la fin d’un dictateur incompétent, mais démocratiquement élu !

 

Morsi élu Président
Morsi élu Président

Par Sami SHERIF

La présence d’un Etat artificiel et belliqueux; en l’occurrence Israël, sur ses frontières Est, les guerres successives qu’elle avait du mener contre ce cancer planté juste à côté, la séparant de son prolongement arabe du Moyen-Orient, ont fait que l’Egypte; depuis la révolution républicaine de 1952, et jusqu’au 30 juin 2012 , n’a connu que des militaires comme Présidents. C’est à partir de cette dernière date que ce pays a pu se donner un président civil et de surcroît élu démocratiquement. C’était un événement historique pour le pays des Pharaons.

Aujourd’hui, après seulement un an d’exercice, ce président vient d’être destitué par les militaires suite à un appel insistant d’une majorité écrasante d’égyptiens. Comment pouvait-on arriver là alors qu’on venait juste il y a un peu plus de 2 ans de se débarrasser d’un dictateur militaire ayant sévi contre son peuple pendant plus de 30 ans ?

Fort de son élection directe par 51% des votants, d’une majorité d’élus au sein de l’Assemblée Populaire issus de son courant politico-religieux et d’une Constitution qu’il a pu faire voter par 65% d’égyptiens, le président Morsi semblait être très confortablement assis au pouvoir. A présent, nombre de personnes pourraient se demander : qu’a-t-il fait de si grave pour qu’il soit l’objet d’une si large contestation et d’une aussi cruelle décision de destitution ? Les observateurs connaisseurs de l’actualité égyptienne sont unanimes : ses fautes sont multiples, parfois gravissimes et recouvrent plus d’une dimension :

           – la première est d’ordre institutionnel. Elle tient à ses premières initiatives pour asseoir son pouvoir. En effet, quelques semaine après sa prise de fonction, Morsi a promulgué nombre de décrets lui permettant de s’octroyé des pouvoirs temporaires considérables, dans le but, a-t-il affirmé, d’atteindre les objectifs de la révolution qui venait de renverser la dictature de Hosni Moubarak. Ces décrets ont cependant suscité une forte opposition chez de nombreux acteurs révolutionnaires ayant contribué à destituer Moubarak (de même que chez certains de ses anciens partisans), faisant éclater de nouvelles manifestations sur la place Tahrir au Caire. Morsi s’est retrouvé ainsi dans une étrange position, qui consiste pour lui à justifier sa décision auprès des manifestants tout en faisant cause commune avec eux. « Je partage votre rêve d’une Constitution pour tous les Égyptiens, caractérisée par la séparation des trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire, a-t-il déclaré à ses opposants. « Je stopperai quiconque souhaiterait priver les Égyptiens de cette opportunité ».  Ainsi, peut-on affirmer que l’« auto-coup d’État » mené par Morsi était nécessaire à la réalisation des objectifs démocratiques ouvertement fixés par la révolution ?

La nouvelle déclaration constitutionnelle qu’il a promulguée en ce sens, (déclaration dite « loi de protection de la révolution »), ainsi que les nouveaux décrets présidentiels présentent plusieurs objectifs :
– destituer le procureur général, vestige de l’ère Moubarak, qui avait échoué à condamner plusieurs dizaines de fonctionnaires du régime accusés de corruption et/ou d’abus de pouvoir;
– protéger les institutions directement et indirectement élues restantes (qui présentent toutes une majorité islamiste) contre une dissolution par les juges de la Haute Cour Constitutionnelle (presque en totalité composée de représentants de l’ère Moubarak);
– parvenir à un nouveau procès des généraux de la sécurité de Moubarak; et,
– dédommager et aider financièrement les victimes de la répression menée pendant et après la révolution.

Bien que la plupart des Égyptiens soutenaient les objectifs déclarés de Morsi, bon nombre d’entre eux ont considéré comme excessif que ces objectifs justifiaient un renforcement aussi spectaculaire des pouvoirs présidentiels. Compte tenu de l’extrême polarisation de l’Égypte, et de la méfiance régnant entre les forces islamistes et laïques, Morsi aurait dû s’attendre à de telles manifestations. La suspicion à l’endroit des puissants n’a-t-elle pas en effet constitué de tous les temps, l’un des facteurs moteurs de la révolution ?  Historiquement, de tels affrontements ont souvent déclenché des guerres civiles (comme par exemple en Espagne en 1936, ou au Tadjikistan en 1992) ou coups d’État militaires musclés (comme en Indonésie en 1965 et en Turquie en 1980). De fait, Les décrets de Morsi ont sans aucun doute polarisé encore davantage la politique égyptienne. Le pire des scénarios était celui d’affrontements de rue entre les jusqu’au-boutistes pro- et anti-Morsi.

Avec cette sa déclaration constitutionnelle, le Président Mohamed  Morsi semblait franchir les limites. Cet acte d’aspect législatif pris individuellement sans aucune base juridique,  lui conférait la possibilité de légiférer par décret et d’annuler des décisions de justice déjà en cours. Outre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, le voilà en possession du pouvoir judiciaire aussi. Par cet acte, le président Morsi a utilisé les pouvoirs qui lui avait été confiés par le peuple égyptien, non dans l’intérêt général, mais manifestement à son propre intérêt, puisqu’il bénéficia « immédiatement » de ce changement constitutionnel… là ou celui-ci ne pouvant instituer pour lui-même, cette modification du mandat présidentiel ne pouvait intervenir que pour le prochain président… L’Etat égyptien bien établi n’aurait nullement permis que le président modifie en tout ou partie le mandat donné par la peuple via le fait électif. Par cette loi, celui-ci à trahi la volonté populaire, en modifiant la constitution à son profit, et sans en demander l’autorisation a la population. Un Etat  bien constitué aurait traduit en justice ce président pour ce « putsch » constitutionnel… car un président n’est pas là pour gouverner, celui-ci comme partout doit-être là pour être le garant des institutions voulu par le peuple et non pour en détourner ni le fond, ni la lettre…

Avec cet acte digne d’un véritable dictateur, la division en deux blocs distincts de la société égyptienne s’est encore accentuée. Le projet de Constitution d’inspiration islamiste, qui allait être adopter, ainsi que les mesures que Morsi a prises pour bloquer le contrôle dont il pourrait faire l’objet de la part des magistrats de la Haute Cour Constitutionnelle, n’ont fait qu’élargir les rangs de l’opposition aux Frère Musulmans, opposition qui a vu ainsi Morsi se doter des pleins pouvoirs et mettre en place les jalons d’une dictature. Mêmes parmi ceux qui lui avaient donné ses voix, nombreux ceux qui ont intégré l’opposition qui s’affermissait de plus et qui commençait déjà à en appeler à l’armée acculée à l’expectative, mais ne voyant nullement de bon œil ce que les Frères Musulmans étaient en train de manigancer;

           – la deuxième est d’ordre personnel et a trait à sa dépendance vis-à-vis du Mourchid, chef de la confrérie des Frères Musulman. Il semble qu’à chaque fois qu’il avait à prendre des décisions, il se remettait à son patron au sein du mouvement dans lequel il a toujours milité. Cette attitude de la part d’un président élu démocratiquement pour conduire un Etat de la taille de l’Egypte, fût très mal appréciée par une grande frange de ceux qui avaient auparavant voté pour lui, et était largement utilisée par ses détracteurs pour montrer qu’il ne jouait pas véritablement au Président de tous les égyptien et qu’il avait plutôt tendance à suivre point par point les consignes de sa confrérie. Il était clairement apparent que la politique suivie par Morsi et son gouvernement n’était nullement guidée par l’intérêt de l’Egypte, mais plutôt par celui de la Confrérie des Frères musulmans. Ceci se révélait sans ombrage aussi bien dans son action au niveau des mesures prises quant

L’immense marée humaine qui a fait peur à Morsi
L’immense marée humaine qui a fait peur à Morsi

aux questions de politique intérieure que dans son action au niveau régional et international. Mais c’est à ce dernier niveau que son alignement sur les positions de sa confrérie par rapport au problème syrien, qui est apparu le plus manifestement. La caution que Morsi a donnée à l’appel fait par une grande réunion au Caire des Oulémas sunnites guidés par Qardawi, décrétant la mobilisation générale dans le monde musulman pour le jihad en Syrie, la décision de rompre les relations diplomatiques avec ce pays tout en continuant à prendre l’Etat sioniste comme un Etat ami auquel il a continué à fournir le gaz égyptien, l’ont fait apparaître comme le Président uniquement des Frères Musulman, ne faisant aucun cas des sensibilités profondes du peuple égyptien dont la la sympathie pour le peuple syrien frère et la haine pour le sionisme étaient devenues au fil des années passées des  constantes incontournables.

Ceci étant, il n’en demeure pas moins qu’au niveau interne, les mesures prises apparaissaient également mettre au premier plan l’appartenance de Morsi et son gouvernement à la confrérie plutôt à l’Egypte avec toutes ses composantes. Leur désir de « frériser » la vie politique du pays les a amenés à procéder par exemple, à des nominations controversées. Sur les 27 gouvernorats égyptiens, dix sont actuellement dirigés par des Frères musulmans. A Louxor, la mythique Thèbes, joyau du tourisme égyptien, c’est Adel Mohamed Al-Khayat, un ancien chef du groupe islamiste radical Jamaa el-Islamiya, qui a été nommé gouverneur. En 1997, cette organisation terroriste avait revendiqué un attentat perpétré à Louxor. Bilan : 62 morts (58 touristes et 4  égyptiens), dont certains ont été sauvagement achevés à l’arme blanche. L’on peut même dire que c’est ces positions dictées par des considération communautaristes à propos de la Syrie et à propos de nombre de questions internes qui ont été à l’origine des violences contre les Chiites et les Coptes qui se sont multipliées durant sa présidence;

            – la troisième tient à l’incompétence des Frères Musulmans dans la gestion des affaires publiques : dans un assez long article publié dans le magazine « Foreign Policy », le journaliste américain James Traub écrit que « l’administration américaine est inquiète beaucoup plus de l’incompétence que de l’intolérance des Frères musulmans en Egypte ». De fait, l’incompétence du gouvernement islamiste ne pouvait échapper à l’attention ni des observateurs étrangers avertis, ni aux égyptiens qui en récoltaient aux quotidien les méfaits. Ayant hérité d’une situation économique et sociale désastreuses léguée par le régime Moubarak et exaspéré durant la révolution et la période gérée par le Conseil Militaire Suprême, le Président Morsi et son gouvernement avaient éprouvé de sérieuses difficultés à y remédier.  L’Egypte s’est trouvée au moment de la prise du pouvoir par les Frères Musulmans avec une réserve en devises qui suffit à peine pour trois mois. Et plus les indicateurs économiques rougissaient, plus le bouillonnement populaire grandit, ce qui fait dire aux observateurs pessimistes que l’effondrement n’était qu’une question de temps…La seule solution pour les Frères égyptiens fut de recourir au Fonds monétaire international, et c’est ce qu’ils ont fait. Le FMI était prêt à accorder un prêt de 4,8 milliards de dollars sous condition : l’annulation ou au moins la forte réduction de la compensation par l’Etat des produits alimentaires et du carburant. Peut-être « Foreign Policy » a-t-il raison de remarquer que si Morsi s’était plié à une telle condition, « la moitié de la population du Caire aurait descendu à la Place Tahrir». Au fait même si le FMI avait fait exception et octroyé à l’Egypte ce prêt sans condition, ceci n’aurait  résolu rien du tout et n’aurait fait   que retarder l’éclatement de la crise. Car, en Egypte, l’effondrement économique est tel que les prêts et les aides financières en provenance de l’étranger ne servaient plus à l’investissement et à la création des richesses, mais à financer les besoins immédiats de consommation et des échéances de paiement de l’Etat.

Ainsi, par leur incompétence, les Frères Musulmans étaient  en train de mener irréversiblement l’économies vers l’effondrement et le pays vers la mendicité. C’est que la gestion de l’économie de plus en plus complexe et des affaires de dizaines de millions de personnes n’est pas une mince responsabilité dont peut se charger le premier venu. Cela nécessite de la compétence, de l’expérience et de l’envergure. Lisons ce que pense un membre de l’équipe du président Obama des Frères égyptiens et dont les propos ont été rapportés par le journaliste américain, James Taub, dans Foreign Policy : « Ce sont des types qui étaient emprisonnés pendant 40 ans. Ils ne savent pas ce qu’ils font, ils sont paranoïaques et le nombre d’erreurs qu’ils ont commis est incalculable». Tous les problèmes aigus de l’Egypte  proviennent du fait que les islamistes au pouvoir ont cru naïvement pouvoir changer rapidement le modèle social en vigueur. Dans des accès de fanatisme, d’arrogance et de suffisance, ils ont perdu de vue une idée essentielle : c’est au gouvernant de s’adapter à l’humeur et à la culture du peuple et non le contraire.

Egypte et Nil1Cette criante incompétence de Morsi et de ses compagnons s’est vérifiée encore d’une manière flagrante sur une question très sensible à savoir celle qu’avait suscitée le projet éthiopien de construction d’un très grand barrage sur le Nil Bleu d’où viennent 80% des eaux parvenant en Egypte. Dans les faits, ce problème est hérité de la période Moubarak pendant laquelle  le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya, et le Burundi sur une initiative de l’Éthiopie,  avaient procédé à la signature en mai 2010 d’un accord-cadre (CFA) sur le partage des eaux du Nil entre eux. L’Éthiopie avait pris une position de leader pour fédérer les pays de l’amont contre Khartoum et Le Caire, qui avaient vu cet accord comme une atteinte à leurs droits historiques sur le fleuve. Avec cet accord, des projets d’irrigation ou de barrages hydroélectriques pourraient désormais être développés sans que le Caire n’ait son mot à dire. Plus grave encore, le 2 avril 2011, profitant des circonstances délicates par laquelle l’Egypte passaient juste après la révolution du 25 janvier 2011, le gouvernement éthiopien a lancé les travaux de construction d’un nouveau barrage sur les eaux du Nil Bleu, dans l’État du Benshangdul Oumuz situé au nord du pays et à 40 km de la frontière soudanaise.

Au terme de sa mise en service, prévue pour 2016, le barrage du « Millénaire » ou barrage de la « Renaissance » sera le premier barrage hydroélectrique d’Afrique et le dixième du monde en termes de puissance. Ses objectifs sont doubles : prévenir les inondations (il permettra de retenir 62 milliards de m3 d’eau), et augmenter la production d’énergie électrique (sa puissance électrique devrait atteindre 5 250 mégawatts). L’ampleur du projet et sa position stratégique ont des implications géopolitiques pour la région, d’abord pour l’Éthiopie qui verra son poids s’accroître par rapport à ses voisins, ensuite pour l’Égypte et le Soudan qui craignent désormais une perte de leurs prérogatives sur le fleuve. Vue l’ampleur du problème économique et sécuritaire qui se poserait à ces deux pays et surtout pour l’Egypte qui risquerait ainsi d’être privée des eaux suffisantes pour son agriculture ou d’être complètement inondée le cas échéant si jamais ce barrage viendrait à être détruit par un séisme ou par un voisin belliqueux, la réaction de Morsi était évasive  à ce propos  au départ, mais quand il a voulu donner l’impression de s’en occuper, il y a procédé d’une manière qui dénotait d’une irresponsabilité criante. De fait, le 3 juin 2012 la Présidence de la République égyptienne a diffusé, en direct sur la télévision étatique une réunion du chef de l’Etat et des seuls partis islamistes à l’occasion de laquelle on les a vus menacer l’Ethiopie d’une guerre…« Nous devons louer des avions de ravitaillement en vol pour donner le rayon d’action nécessaire à notre armée de l’air ». « Il faut chercher à se doter de missiles de longue portée ». « Nous devons conclure des accords avec la Somalie, l’Érythrée et Djibouti pour les utiliser comme bases contre l’Ethiopie et, comme vous le savez, tout s’achète en Afrique ». « Nous devons nous ingérer dans les affaires intérieures de l’Ethiopie et profiter de leur fragilité et demander à nos services de renseignements de jouer sur les problèmes ethniques, tribaux et religieux communs à l’Afrique ». Voilà en subsistance les échanges qu’ont pu entendre les égyptiens (ils n’étaient pas les seuls d’ailleurs!) devant leur poste de télévision, lundi 3 juin.

Les chefs de partis islamistes convoqués pour discuter de la construction du barrage éthiopien de la « Renaissance » sur le Nil s’en sont donnés à cœur joie devant le président Mohamed Morsi souriant, et qui n’a jamais objecté aux propos de l’éventualité d’une attaque contre le barrage. L’excuse invoquée, après coup, est que les participants ne savaient pas que leurs propos étaient retransmis en direct. « De l’incompétence mariée à un mépris et un racisme éhontés à l’égard de l’Afrique », a estimé le chroniqueur de la télévision éthiopienne qui commentait l’émission-mascarade organisée par Morsi et ses frères des sectes  islamistes. Une telle affaire ne pouvait échapper  à la presse et à l’opinion publique qui a estimé qu’une fois encore, un affront était fait à leur pays dont les gouvernants n’ont rien fait de concret et d’efficace pour lever l’humiliation qui lui était faite et qui se sont contentés de montrer leur médiocrité à propos de cette affaire cruciale sur les ondes!

Telles sont les grandes erreurs que Morsi et ses amis de la confrérie ont commises. Elles ont été d’une gravité telle que nombre d’égyptiens ont commencé à voir leur pays sombrer sur tous les plans dans l’anarchie. Des voix ont commencé à se faire entendre pour tirer l’alarme sur l’avenir du pays. L’agence de presse O News rapporte que Mr. Achraf Al-Baroudi, Président de la Cour d’Appel du Caire a  décrit la situation qui prévaut dans son pays de sérieusement dangereuse. Il a dit en substance qu' »au-delà de la question de l’Éthiopie et du barrage de la Renaissance, je suis horrifié par l’état général de l’Égypte… Tous les indices de la chute des Egypte, révolution et ChariaRDPnations que j’ai lus dans les livres sont là dans le cas égyptien. Les frontières égyptiennes sont ouvertes dans les quatre sens, et alors que l’armée tente péniblement de colmater la frontière est, le trafic d’armes fait rage du côté des autres frontières. Nous assistons à des appels de séparatistes dans le Sinaï où à l’instant même est en train de se constituer ce qui est appelé l’armée libre de l’Égypte. Des appels séparatistes similaires proviennent de la Nubie. En fait, depuis la destruction de la force navale égyptienne dans la bataille de Navarin (NDLR, 1827) à l’époque de Mohamad Ali pacha, l’Égypte n’a jamais été aussi faible qu’aujourd’hui ».

Dans de telles conditions, si  la glorieuse armée égyptienne avec à sa tête des officiers rompus aux subtilités de la politique et connus d’ailleurs par leur nationalisme et leur patriotisme, une armée considérée par les égyptiens comme gardienne de leur territoire et de la souveraineté du peuple sur ses terres, se décide d’arrêter le Président de la République  pour atteinte manifeste a la fonction Présidentielle, et ce afin de le traduire en justice, cet acte de police tout à fait logique, serait parfaitement légitime aux yeux du peuple égyptien, qui ayant voté pour un homme et selon la connaissance des pouvoirs d’une institution, ne l’aurait pas conduit a ce poste avec les pouvoirs qu’ils s’est auto-arrogé et avec une incompétence flagrante qu’il a révélée sur des questions aussi importantes…

Sami Shérif

15 291 Commentaires

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  1. Je ne crois pas cette mystification que vous fêtes de Mohammed Morsi, comme si il était un héros de la démocratie ayant fait quelques erreurs de management qui l’auraient empêché de poursuivre sa tâche démocratique.
    M Morsi élu démocratiquement… mais dans le cadre d’une élection où il y a eu deux tiers d’abstention. 51% d’un tiers des votants… ça fait un gros 15% des Égyptiens seulement. Autant dire qu’il a été élu par accident, il n’a jamais incarné la nation égyptienne.
    Parcontre, 33 millions d’Égyptiens sont descendus dans la rue fêter son éviction par l’armée.
    La nation a eu définitivement marre d’un président extrémiste et élu par accident quand à la mi-juin il a appelé au jihad en Syrie et préparé l’envoi de combattants en Syrie.

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