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Algérie : encore un défit malencontreux et malveillant porté à l’endroit du voisin marocain

Gisement de fer de Ghar Djbilet à Tindouf
Carte de la zone frontalière du Maroc avec ses voisins
Carte de la zone frontalière du Maroc avec ses voisins

L’Etat algérien a décidé d’exploiter unilatéralement l’important gisement de Gara Djebilet et de Mecheri Abdallah, qui comprend d’immenses mines à ciel ouvert situées à 130 km au sud-est de la wilaya de Tindouf. Il contrevient ainsi aux stipulations du Traité signé le 15 juillet 1972 à Ifrane par Feu Hassan II et Feu Houwari Boumadiène et dont copie a été déposée au Secrétariat général de l’ONU, stipulations qui prévoient l’exploitation commune de ce gisement par un consortium mixte algéro-marocain.

L’Algérie, ne tenant plus à ses engagements antérieurs, accule le Maroc à ne plus se sentir lié par des conventions signées en commun accord et qui viennent ainsi d’être bafouées par la partie algérienne (*). Le ballon est désormais dans le camps de la diplomatie marocaine qui semble s’être endormie depuis bien longtemps!

Nous publions ci-dessus un article paru récemment sur les colonnes de notre confrère algérien El Watan et qui donne d’amples informations sur le projet unilatéral du gouvernement algérien pour la mise en exploitation exclusive du gisement concernée par des sociétés algériennes. Voici la teneur dudit article :

(*) Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé, à Ifrane le 15 janvier 1969, traité de coopération signé à Tlemcen le 17 mai 1970 et convention délimitant les frontières signée à Ifrane le 15 juillet 1972.

Consortium national pour l’exploitation de Gara Djebilet

Par Mohamed Fawzi GAÏDI

L’Etat algérien a décidé d’exploiter l’important gisement de Gara Djebilet et de Mecheri Abdallah, d’immenses mines à ciel ouvert situées à 130 km au sud-est de la wilaya de Tindouf.

Un consortium d’entreprises publiques sera créé pour prendre en charge le plus important investissement public jamais réalisé depuis l’indépendance. C’est ce que nous avons appris de sources proches du dossier au ministère de l’Energie et des Mines. Sur les tablettes des experts, trois grosses cylindrées de l’industrie algérienne. Il s’agit de la compagnie pétrolière Sonatrach, du groupe public Sider et

Gisement de fer de Ghar Djbilet à Tindouf
Gisement de fer de Ghar Djbilet à Tindouf

de Ferphos ; la première sera majoritaire dans ce projet qui sera lancé en 2014. «Une fois l’exploitation entamée, on table sur l’extraction de 20 millions de tonnes par an de minerai pour produire 10 millions de tonnes de fer, dont la moitié sera consacrée au marché local, sachant que le gisement présente 3,5 milliards de tonnes de réserves dont 1,7 milliard sont exploitables», explique un haut cadre de l’entreprise Ferphos. Ce mégaprojet permettra la création de 15 000 postes de travail.

En avril dernier, le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, avait révélé, en marge de sa visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tindouf, que «le gouvernement algérien examine actuellement la possibilité d’exploiter l’important gisement minier de Gara Djebilet, car les moyens techniques et humains existent». Le choix des trois entreprises qui devraient partager le capital de la future compagnie minière n’est pas fortuit. De par le lourd investissement, Sonatrach, la plus riche entreprise algérienne, participera pour détenir la majorité du capital, d’autant plus qu’elle est depuis 2009 propriétaire du titre minier du gisement de Gara Djebilet par adjudication. En ce qui concerne le groupe Sider qui est actionnaire majoritaire dans le mégaprojet de Bellara (Jijel) et prochainement dans ArcelorMittal Annaba, l’exploitation du minerai de fer dans son industrie sidérurgique lui impose un pareil investissement. Quant à Ferphos, elle est l’une des plus importantes entreprises minières en Algérie. Son savoir-faire en matière d’exploitation des mines de phosphate, de fer et de pouzzolane, en utilisant les technologies et procédés les plus récents, a valu ce choix.

Les experts qui s’attellent à ce mégaprojet envisagent la création d’une usine d’enrichissement du minerai, déjà riche à 57%. Son acheminement s’effectuera par rail qui partagera pratiquement l’Algérie en deux sur 1500 km. Même si le choix n’est pas définitif, le port de Ghazaouet a été retenu en tant que point de collecte à partir duquel les entreprises sidérurgiques seront approvisionnées. Néanmoins, ce port devrait subir une extension pour cette nouvelle activité. Parallèlement, la réalisation d’une centrale électrique, des forages pour l’eau et aussi pour le gaz sera nécessaire pour la mise en service de ce gros investissement. Contacté, le député PT, Smaïn Kouadria, qui a travaillé sur le dossier, a confirmé l’information en affirmant même que «la mouture d’un projet de loi sur les mines est fin prête. Elle sera présentée au prochain Conseil des ministres. Ce projet de loi prévoit des assouplissements dans l’exploitation des mines assortis de mesures incitatives». Abondant dans le même sens, l’ex-secrétaire général du syndicat d’ArcelorMittal Annaba ajoute  : «Si l’on n’exploite pas le gisement de Gara Djebilet, il faudra importer des quantités énormes de matières premières (minerai, pellet, ferraille…) avec les aléas du marché international.

Cependant, l’intérêt du projet n’est pas financier, il est technologique, économique et social. C’est un vrai projet industriel intégré, de la mine à l’acier, porteur de progrès pour le pays. Techniquement, le minerai de Gara Djebilet est difficile à traiter. Le ministre a évoqué le problème du phosphore. De plus, nous voulons traiter le minerai par le gaz naturel pour éviter l’importation de coke. Il faut travailler pour élaborer le procédé optimum adapté à ce type de minerai. Il n’y a pas de solution parfaite, il y aura seulement des compromis acceptables dans la mesure où ils maximiseront l’utilisation de ressources nationales.» Sur le plan social, cet investissement créera 15 000 postes de travail. Une aubaine pour le gouvernement algérien confronté au chômage dans le sud du pays, qui est actuellement une zone de turbulences.

Sur le plan économique, l’exploitation de Gara Djebilet est rentable. C’est du moins l’avis du ministre de l’Energie et des Mines qui avait annoncé, en avril, que «les prix du fer ont connu récemment une augmentation importante». Par ailleurs, l’ouverture de plusieurs aciéries en Algérie appuie cette décision de lancer ce gros investissement : l’inauguration la semaine dernière de l’aciérie algéro-turque Toysali d’une capacité de production de 900 000 tonnes de rond à béton/an, des aciéries du Centre et de l’Ouest de 400 000 tonnes/an, les laminoirs de Berrahal (Annaba) de 200 000 tonnes/an et le mégacomplexe de Bellara avec un débit de 1,5 million de tonnes/an plaident pour la concrétisation de ce projet.

Mohamed Fawzi Gaïdi (El Watan)

 

2 Commentaires

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  1. Les gisements de Fer de Mécheri Abdelaziz et de Gara-Djebilet (l’ un à Est de Tindouf et l’autre au Sud Est de Tindouf non loin de la Mauritanie), se trouvent en territoire Algérien et rien à voir avec le royaume du Haschich (Maroc).
    Le premier à violer les accords de l’ONU est le Maroc (notamment l’ annexion du Sahara occidental et pillage de ses ressources). L’ Algérie souveraine, n’a pas à recevoir de leçon d’un protectorat avancé de la France / Israël.
    Autrement dit, Si le Maroc veut les mines algérienne de Tindouf, y a qu’ à faire comme en 1963.
    Vu que l’ONU est corrompue, seul le rapport de force entre l’ Algérie et le royaume du cannabis / pédophilie, est déterminant.

  2. Le Maroc, la France, Espagne et Israël pillent illégalement les richesses du Sahara Occidental.
    Au Maroc la pédophilie est le 6 ème pillier de l’Islam, le cannabis marocain inonde l’Algérie en toute impunité.
    Le vin marocain est vendu sous l’étiquette Vin d’Algérie, pareille pour les dattes.
    Les recettes de la prostitution touristique, la pédophilie, du cannabis et de l’esclavage sexuel sont injectées illégalement dans le PIB marocain (blanchiment de l’argent sale).
    Le Maroc exploite illégalement le gisement de gaz Algéro-marocain du Zab.
    balayer devant sa porte d’abord !

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